Un monde sans fin • Ken Follett

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Une suite digne et envoûtante !

 ╰☆ Résumé ☆╮

1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts… L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l’ambition : mû par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d’eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire. Avec Un monde sans fin, Ken Follett nous offre une nouvelle fresque historique aussi séduisante et captivante que Les Piliers de la Terre, cette superbe épopée romanesque qui avait pour cadre l’Angleterre du xiie siècle.

✿ Mon avis ✿

Après Les Piliers de la Terre que j’avais adoré, j’ai enfin pris le temps de retrouver la plume envoutante de Ken Follett. Et quelle fresque magnifique ! Plus de 1330 pages de pur bonheur. C’est un sacré pavé, peut-être un des plus gros livres que je n’ai jamais lus. Mais il en vaut tellement la peine !

Dans cette suite, nous sommes de retour à Kingsbridge, quelques siècles après la fin du premier volume. Nous retrouvons la cathédrale que Jack le Bâtisseur avait bâti bien entendu. Retrouver cette ville m’a vraiment fait plaisir. Nous suivons de nouveaux protagonistes mais dès le début, il est très facile de se lier avec eux. Les personnages principaux sont enfants lors des premiers chapitres. Gwenda, Ralph, Merthin et Caris. Quatre caractères, quatre personnages si différents que nous allons voir grandir petit à petit. De pages en pages, nous les voyons adopter la voie qui est la leur et devenir adulte. Ken Follett nous fait le plaisir d’écrire leur histoire pendant des décennies ce qui nous permet de suivre une grande partie de leur vie.

Mon personnage préféré reste Caris, une jeune femme intrépide et courageuse, qui refuse de devenir une simple épouse. Elle est prête à tout pour ne pas suivre un chemin tout tracé. Elle veut soigner les gens, apporter sa pierre à l’édifice de la ville et surtout, faire quelque chose de bien de sa vie. Et puis Merthin, le jeune homme qu’elle aime énormément fut tout aussi époustouflant. Obligé de suivre une formation de charpentier, il va rapidement montrer à toute la ville qu’il est bien plus doué que son maitre et va se lancer dans la construction d’un pont. Après la cathédrale, nous découvrons toute la partie technique de construction d’un tel ouvrage et c’est renversant ! On en apprend tellement en lisant ce livre, les recherches qu’a dû faire l’auteur ont dû être vertigineuses. 

C’est tellement rare de se plonger dans une histoire qui se déroule à une telle époque (XIVème siècle). J’en ai savouré chaque seconde. C’est d’ailleurs d’autant plus étrange que j’ai décidé de lire ce livre maintenant alors que c’est justement le moment où nous vivons nous aussi une pandémie… Dans « Un Monde sans Fin », les personnages voient arriver la peste à leur porte, tuant tant et tant de gens. Et dire que la médecine n’en était encore qu’à ses débuts. C’en est choquant de s’imaginer vivre une situation similaire à cette époque. Caris fait tout son possible pour instaurer de bonnes pratiques (se masquer le visage, se laver les mains etc) mais les moines n’en ont cure, ils considèrent seulement leurs antiques pratiques (complètement fausses et même dangereuses) et de nombreux personnages en meurent ! 

Je pourrais vous en parler pendant des pages tant l’auteur aborde de nombreux sujets via cette farandole de personnages. Le travail dans les champs, le tissage et la teinture de tissus, la vie monastique et les batailles de pouvoir politique, la guerre entre la France et l’Angleterre, l’évolution de la médecine et les découvertes dans le milieu de la construction… Il y a juste beaucoup trop à dire et je ne voudrais pas vous spoiler le plaisir de découvrir cet ouvrage par vous-même. 

Je ne peux que vous recommander cette merveilleuse aventure mais attention, préparez quelques heures devant vous. Contrairement à un livre ‘standard’ que j’évalue à 6-10h de lecture en moyenne, celui-ci nécessitera pas moins de 35h de lectures au moins (Kobo l’évalue à 37-41h sur base du nombre de mots). Alors certes, ça en fait des pages mais on ne voit pas le temps passer et les chapitres se lisent tout seul. C’est un réel plaisir et j’ai d’ailleurs reçu la suite pour mon anniversaire (Une colonne de feu). Je compte bien retrouver à nouveau cette plume si particulière mais tellement intéressante. 5/5 sans hésiter !

PS: Les livres peuvent techniquement se lire indépendamment vu qu’ils ne se déroulent pas au même siècle mais les ancêtres sont parfois mentionnés dans la suite donc pour le plaisir d’avoir une vision chronologique de Kingsbridge, je vous recommande de commencer par Les Piliers de la Terre. 

 CHRONIQUE #673 – Août 2021 

  • Editeur : Le livre de poche
  • Parution : 2010
  • Nombre de pages : 1337 pages
  • Genre : Historique

4 réflexions sur “Un monde sans fin • Ken Follett

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